Après l’insertion de la clé USB et l'exécution des premières actions malveillantes, une activité réseau inhabituelle a été détectée depuis le poste compromis.
Votre mission est de reconstituer les étapes suivantes de l’attaque : comment l’assaillant a analysé le réseau interne, identifié une cible critique, et accédé au serveur de stockage central de l’entreprise.
## Objectif de la mission :
Comprendre comment l’attaquant a accédé au serveur de stockage central et a obtenu des privilèges root, malgré les contraintes physiques et sans générer de trafic réseau inhabituel.
## Documents mis à votre disposition :
- Dump RAM complet du PC compromis
- Logs du firewall de l’entreprise
## Votre rôle :
Analyser attentivement les informations fournies pour identifier la méthode utilisée par l’attaquant afin de localiser le serveur NAS et obtenir un accès root. Chaque indice peut être déterminant pour reconstituer l’attaque et sécuriser le système contre de futures compromissions.
À partir d’un dump mémoire Windows (memdump.mem), il faut reconstituer le déroulement de l’attaque et mettre en évidence les indices laissés par l’attaquant.
L’analyse doit permettre de :
La première étape d’une analyse mémoire consiste à examiner la liste des processus en cours d’exécution au moment de la capture. Cela permet de détecter rapidement des programmes suspects qui n’ont rien à faire sur un poste utilisateur.
python vol.py -f memdump.mem windows.pslist
On observe ici un processus python3.13.exe qui exécute un script nommé payload.py.

La présence d’un tel script Python est inhabituelle et suspecte : il s’agit du code malveillant utilisé par l’attaquant pour établir un reverse shell.
Ce processus est bien celui qui a initié la connexion TCP inhabituelle demandée dans la Q1.
Après avoir repéré des processus suspects, il faut regarder leurs arguments de lancement. Les lignes de commande révèlent les actions exactes de l’attaquant.
python vol.py -f memdump.mem windows.cmdline

On retrouve :
ncat.exe -l 4444
Cette commande met en place un listener sur le port 4444. Une fois le NAS compromis, celui-ci se connectera sur ce port et l’attaquant obtiendra un shell interactif.

On voit aussi :
nmap.exe -Pn ***** ******
Explication des options :
Ce scan a permis à l’attaquant de détecter le NAS Debian et son service SMB (port 445).

La combinaison des arguments montre une séquence cohérente :
L’analyse mémoire met en évidence le scénario suivant :
Tous ces éléments permettent de conclure que l’attaquant a exploité la vulnérabilité critique SMBGhost.